That’s the way i like it!
4 jours et pas loin de 150 poètes venus de toute l’Europe. 4 jours d’ateliers, et d’échanges, de fous rire et des souvenirs plein la tête. 4 jours intenses. Et pour boucler la boucle, une superbe soirée au Heimathafen de Neukölln avec des performances poétiques des membres de la ligue slam française, de Dastrugistenda, celle très attendue des artistes en résidence au Ballhaus Ost, et bien sûr la finale du slam de poésie européén, sans oublier la performance des polonais du collectif Electrolyrics. Mais au-delà des performances individuelles (plus ou moins) interessantes des participants, soumis au jugement subjectif de chacun des spectateurs présent dans l’assistance, c’est l’esprit détendu et bon enfant dans lequel s’est déroulé cette événement dont il me tient à cœur de parler ici. Parce qu’il me semble tout que si l’inventeur du « poetry slam » ( littéralement « chelem – c’est à dire concours- de poésie ») Marc Smith avait été dans le public, il n’aurait pu qu’arboré un grand sourire. Et cela pour une simple et bonne raison : tout le monde a joué le jeu. Autant les spectateurs (huant le jury lorsqu’ils estimaient les notes pas conformes à la qualité de la performance d’un poéte), que les poétes (qui ont présenté des performances originales couvrant un large spectre poétique) , le jury (impitoyable ! Aucun poéte n’a eu de note supérieure à 22 points sur 30 !) et les MC’s de la soirée, Felix Römer et Gauner. En un mot : la bonne humeur et la Poésie ont pris le pas sur la « compétition » , qui n’est et ne devrait être toujours qu’un prétexte formel, qu’une invitation à monter sur scéne pour partager quelques ver(re)s avec une poignée (plus ou moins grosse) de gens écrivant de la Poésie et une autre poignée de gens (plus ou moins) interessés par ce que les premiers ont à leur raconter. Ni plus ni moins. Le gagnant d’un slam n’est jamais le meilleur poéte, c’est en revanche toujours celui qui a le plus de point ! Et un slam de poésie n’est jamais qu’un match amical, comme le disait très justement un des GO samedi soir . Et celui-ci fut très amical. A en croire les sourires figés sur les visages des poétes en fin de soirée. Certains parlaient même déjà de revenir l’année prochaine ! Et beaucoup échangaient leurs adresses e-mail, leurs numéros de téléphone en se promettant de se rendre visite sur leurs scénes slam respectives. En attendant de se revoir, tous trinquérent une derniére fois sur le pavé berlinois à la santé de leur nouvelle « slamily » . Magique.
BG
